Thursday 13 May 2021
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dakaractu - 30 days ago

Clonage de voix : Ces logiciels qui peuvent faire dire n’importe quoi à n’importe qui…

À l’ère du numérique, les nouvelles avancées technologiques dépassent de plus en plus l’entendement. Parmi ces prouesses informatiques plus ingénieuses les unes que les autres, le terme « Deepfake » revient assez souvent. Encore méconnu par une grande partie des populations sénégalaises, ce procédé parfois « diabolique » est défini comme une technique d’hyper trucage. Il permet de superposer des fichiers vidéos et ou audios déjà existants, sur d’autres supports du genre. Ce, afin de créer un fichier de synthèse à partir de l’intelligence artificielle.

Autrement dit, dans un jargon plus accessible aux profanes, il est aujourd’hui possible avec l’aide de logiciels et applications, de reproduire le visage et ou la voix de n’importe qui et lui faire dire n’importe quoi. Une « arme » d’autant plus redoutable et destructrice qu’elle peut servir à nuire, diffamer, ou décrédibiliser une personnalité publique ou une figure politique par exemple.

Au Sénégal, la question a été récemment soulevée suite à la divulgation sur les réseaux sociaux de messages audios soi-disant « clonés » qui avaient placé certaines personnalités dans une situation pour le moins compromettante concernant l affaire dite « Sweet beauté. » À cela s’ajouteront quelques grotesques tentatives de montages photos maladroitement disséminés sur la toile. Avec comme cible, une personnalité politique du côté de l’opposition Sénégalaise, Ousmane Sonko pour ne pas le nommer.

Dans tout ce battage médiatique, il est important de prendre un peu de recul afin de tirer le vrai du faux. Cette entreprise nécessite donc de définir les limites technologiques en l’espèce. Et de relever ce qui est du domaine de la manipulation et de la pure spéculation, en jetant la lumière sur ces types de procédés, leur accessibilité ainsi que leur usage dans un pays comme le Sénégal, pas encore à la pointe des NTIC…

Mountaga Cissé, consultant et formateur en médias : « Il y a ce qu’on appelle l’empreinte de la voix, la tonalité, le débit … »

Pour en revenir aux fondamentaux du « Deepfake », le consultant et spécialiste en médias, Mountaga Cissé, d’expliquer dans le détail que : « Le clonage de voix fait partie de ce qu’on appelle le « Deepfake », c’est-à-dire les manipulations de contenu multimédia, la vidéo, l’image et le son. Dans les Deepfake on peut par exemple prendre une vidéo d’une autorité et lui faire dire quelque chose qu’il n’a pas dit. Dans ce cas on parle de clonage de voix… » Une technique bien plus complexe qu’il n’y paraît.

Poursuivant, il fera comprendre que chaque individu a ce qu’on appelle « l’empreinte de la voix, la tonalité, le débit, les remontées et descentes etc. C’est cette empreinte qui est mise dans un logiciel et à côté on crée un texte qui n’a rien à voir avec le discours de l’autorité en question. Et c’est la voix créée par le logiciel qui va lire le même texte. » Un modus operandi loin d’être l’affaire de quelques clics de souris et manipulations au niveau du clavier.

Demba Diagne, informaticien et réalisateur audiovisuel : « Le terme Deepfake a été utilisé pour la toute première fois par un utilisateur de reddit… À la base, cette technique était utilisée dans les productions cinématographiques »

Dans ce florilège d’expressions et d’explications assez techniques, revenir sur la naissance même du « Deepfake » semble pertinent. À cette interrogation 2.0, Demba Diagne, informaticien et réalisateur audiovisuel de son état, décline un rappel historique pour le moins intéressant. « Le terme Deepfake a été utilisé pour la toute première fois par un utilisateur de reddit qui est une plateforme


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